Réforme du 3e cycle des études médicales

La réforme du 3e cycle des études médicales vient modifier l’organisation des stages d’interne dans les hôpitaux, ce qui n’est pas sans incidence sur le fonctionnement de certains services, en particulier dans les hôpitaux généraux périphériques, mais là n’est pas l’objet de mon propos.

Je me permets de reproduire ici un mail de Thierry D’AMATO, chef de Pôle au Centre Hospitalier du Vinatier et Coordinateur de l’Inter-région Rhône-Alpes pour le DES de Psychiatrie :

« Merci aux internes pour cette clarification opportune qui répond à de récentes interrogations sur les procédures de choix. Cela me donne l’occasion de dire également quelques mots en tant que coordonnateur de notre DES.
Effectivement, confrontés à la nouvelle maquette nationale du DES de psychiatrie, les internes sont à la recherche d’un équilibre entre les terrains de stage de psychiatrie générale (niveau 2) et les terrains de stages proposés par les dispositifs spécifiques et de recours (niveau 3) ; avec en plus l’obligation de choisir ou de ne pas choisir une option – PEA ou PPA – dès le début de leur cursus, et la possibilité additionnelle de se former à l’une ou l’autre des FST. Tout cela rend les choix plus complexes qu’avant.
Comme à l’époque où nous étions nous-mêmes internes, leur parcours d’internat est à la fois dicté par des contraintes extérieures et par des choix personnels. Ces choix personnels dépendent de l’idée (vraie ou fausse) qu’ils se font de leur encadrement par les séniors ; et aussi de leur désir de se former à une psychiatrie actualisée. C’est pourquoi – comme ils l’écrivent – leurs choix se portent désormais préférentiellement « vers les terrains de stage détaillant leur démarche diagnostique, apportant aux jeunes internes les bases nécessaires en psychopharmacologie avec des pratiques basées sur les recommandations françaises et internationales ». Plus que nous l’étions nous-mêmes, ils sont très intéressés par l’évolution des connaissances internationales en psychiatrie ; et beaucoup d’entre eux s’engagent dans un parcours de recherche parallèlement à leur formation médicale, ce qui les rend plus attentifs à tous les progrès.
Ces nouvelles attentes de formation font naturellement échos à des débats sur les pratiques qui ont été entamés dans de nombreux établissements hospitaliers spécialisés en psychiatrie. Elles apportent à ces débats la voix de la jeunesse qui fera l’hôpital de demain ».

Sans entrer dans le détail de cette réforme mentionnons pour les nouveaux internes un choix à faire très précocement entre psychiatrie adulte et pédopsychiatrie.

L’écrit de Thierry D’AMATO souligne l’écart qu’il peut y avoir entre les nouvelles générations de médecin avec « leur désir de se former à une psychiatrie actualisée… » et celles plus anciennes : « Plus que nous l’étions nous-mêmes… »

« Ces nouvelles attentes de formation font naturellement échos à des débats sur les pratiques qui ont été entamés dans de nombreux établissements hospitaliers spécialisés en psychiatrie. Elles apportent à ces débats la voix de la jeunesse qui fera l’hôpital de demain ».

Un enjeu actuel des débats autour de la psychiatrie se situe bien là. Nous avons certainement à transmettre aux nouvelles générations de psychiatre une partie de l’expérience qui est la nôtre, mais en acceptant le fait que la psychiatrie de demain sera forcément différente de celle que nous avons connue dans les décennies passées.

Peut-être le moment est-il venu de cesser des combats d’arrière-garde…

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s