Programme

9h00 : Accueil autour d’un café

9h15 : Mot d’accueil de Mme Céline vieux, Directrice Adjointe du GHND

9h30 : Mot d’introduction par le Dr Régis FLEURY, Chef de service de pédopsychiatrie du CHPO

9h45 : Présentation de la journée par le Dr Marie-Hélène ISSARTEL, médecin responsable de l’Hôpital de jour « l’Arc en ciel »

10h00 : Communications

  • « Quand la règle confirme l’exception. Penser les limites auprès d’enfants autistes » 

Par Nathalie Garant, Kévin Lefevre, Amandine Philippon, infirmiers au Jardin d’Enfants Thérapeutiques du CHU de Saint-Etienne..

  • « Autoriser, permettre … et laisser faire »

Intervention de François-Xavier FENEROL, psychologue clinicien, psychanalyste, partenaire de l’hôpital de jour « l’Arc en Ciel » dans le cadre du projet Culture et Santé.

 

  • « Nathan : La jungle ou la forêt »

Par Pascale QUAGEBEUR (ISP) et Marie NEYRET (Psychologue clinicienne) de l’HDJ de La Tour du Pin.

  • « Autour du repas, à quel prix ? »

Par Pascal TIVOLI (éducateur spécialisé), Julie DOUCHET (infirmière), Olivier THOMAZON (éducateur spécialisé) du service Primevères  Rez de Chaussée du Centre Hospitalier de Saint-Cyr au Mont d’Or

L’équipe de l’Hôpital de Jour « L’Arc en Ciel » sera chargée d’animer cette matinée

12h00 : Pause déjeunatoire

13h30 : Intervention culturelle par les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu, partenaires de l’HDJ l’Arc-en-Ciel.

14h00 : Communications

  • « Comment se construire un corps quand le signifiant fait défaut ? »

Par Marianne MEUNIER (Psychologue clinicienne) – Hôpital de Jour « l’Arc en Ciel » de Bourgoin-Jallieu

  • « Limites et interdits dans la classe de l’hôpital de jour »

Par Corinne PEYAUD, institutrice spécialisée à l’hôpital de Jour « l’Arc en Ciel ».

L’équipe de l’Hôpital de Jour de La Tour du Pin sera chargée d’animer cette après-midi.

15h30 :  Conférence de Myriam CHEREL autour du livre AFFINITY THERAPY

Ce que l’Affinity therapy nous enseigne

Iris Grace a un peu plus de 3 ans, quand en juin 2013, la presse britannique relate massivement l’histoire de cette petite fille dont les toiles provoquent l’engouement sur le net, à tel point que ses tableaux s’arrachent à près de 800£. Les experts d’art parlent de « surprenantes peintures aux allures d’aquarelles impressionnistes », reconnaissent les « qualités plastiques des œuvres » et « apprécient la composition, l’utilisation des couleurs et de la texture »[1]. Le jeune âge bien sûr de la fillette et sa créativité hors du commun participent grandement au Buzz sur la Toile mais surtout le réel en jeu suscite l’émotion : A l’âge de 2 ans, Iris Grace est diagnostiquée autiste, un autisme sévère, au destin funeste. Pourtant, contre l’avis des experts, sa mère décide de se servir de toutes les passions de sa fille : « c’étaient autant de clés précieuses pour pénétrer dans son univers, m’approcher d’elle et approfondir notre lien »[2]. « Mon changement de perspective, écrit-elle, m’a permis de m’apercevoir que le dessin était un de ses grands centres d’intérêts »[3]. Dès lors c’est un véritable traitement du réel en jeu, des pulsions qu’Iris traite via la peinture aquarelle vers une ouverture au monde et à la parole.  

Soutenir ainsi les inventions de chacun des autistes, traite la jouissance en excès, la localise vers une régulation de la libido, vers la création d’un lien, vers une ouverture au monde et aux apprentissages. C’est précisément ce que les nouvelles recherches sur l’autisme rassemblées sous le signifiant d’Affinity therapy[4] diffusent actuellement. Et c’est ce que nous déplierons dans le détail. Mais, prendre appui sur l’intérêt spécifique de chaque autiste, sur son affinité ne peut se réduire à une méthode[5]. C’est bien plus que cela. Il s’agit d’un acte qui met la singularité du parlêtre au cœur de son fondement.

[1] L’express « Le génie pictural d’une fillette autiste », paru le 5 juillet 2013.

[2] Carter-Jonhson A., Iris Grace, Presses de la cité, Paris, 2017, p. 82.

[3] Ibid, p. 83.

[4] Perrin M. (dir.), Affinity therapy, nouvelles recherches sur l’autisme, PUR, Rennes, 2015.

[5] Rouillon Jean-Pierre, « Autisme et contingence : l’espace de la rencontre », Lacan Quotidien, n° 490.

16h30 : Conclusion

Flèche retour