En territoire hostile

En territoire hostileCiné-débat « En territoire hostile », le 15 mai 2019 à Bron

Dans le cadre du DIU Santé, société et migration, l’Orspere-Samdarra organise une soirée ciné-débat autour du film documentaire « En territoire hostile », de Chloé Guerber-Cahuzac, le 15 mai 2019 à 18h. Cette soirée sera co-organisée avec le cinéma les Alizés de Bron

Totem et tabou – saison 2

Thyeste
Thyeste

une tragédie de Sénèque mise en scène par Thomas Jolly

au théâtre des Célestins

 

Freud, on le sait, se référait volontiers  à la tragédie grecque pour illustrer sa théorie psychanalytique : on pense bien évidemment à son fameux « complexe d’œdipe ».

Dans Totem et tabou, il élabore une forme de mythe qui reprend à l’échelle de l’humanité ce thème œdipien. Il imagine qu’à l’aube de l’humanité, il existait une horde primitive dominé par un mâle tout-puissant qui possédait toutes les femmes. Ses fils lui étaient soumis car ils n’étaient pas en mesure de l’affronter individuellement. Un jour, jaloux de ce père primitif, ils se liguèrent ensemble contre lui, ils le tuèrent et ils le mangèrent lors d’un repas totémique.

Par la suite, pour maintenir le lien fraternel qui leur avait permis de se libérer du joug auxquels ils étaient soumis, ils durent renoncer à jouir de toutes les prérogatives du père primitif. Cette limite portée à la jouissance est constitutive du passage d’un état sauvage à un état civilisé ; ce renoncement est au fondement du lien social.

La tragédie de Sénèque repose sur la rivalité entre deux frères, Thyeste et Atrée, qui manifestement n’ont nullement renoncé à leur rêve de toute-puissance : tricherie, adultère, vol, infanticide, cannibalisme… rien ne saurait les arrêter. Ils sont les victimes de l’hubris qui peut se définir dans la culture grecque comme la tentation de démesure ou de folie des hommes qui veulent rivaliser avec les dieux, ce qui les expose aux plus terribles des châtiments.

Faute d’avoir su partager le pouvoir entre frères, ce sont les fils qui dans cette tragédie sont dévorés par leur propre père, ceci à son insu bien évidemment, comme dans toute bonne tragédie qui se respecte, et au terme d’un plan diabolique conçu par leur oncle.

Un jeu d’acteur admirable et une mise en scène très percutante…

C’est pour de rire

Urgence choisie

Un grand merci à la jeune troupe de l’Atelier théâtre du collège Clemenceau (Lyon 7e), à Mme BOCCON GIBOD Amandine, enseignante et Mme TARDY Audrey, comédienne, pour le moment très agréable que nous avons pu partager ensemble lors de la représentation de la pièce  « Urgence choisie » donnée le 14 décembre au Centre hospitalier Pierre Oudot de Bourgoin Jallieu.

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’assister à cette représentation, nous pouvons en résumer l’histoire. Du fait de la saturation des services des urgences, une nouvelle réforme a été mise en place : l’accès au soin se fait par tirage au sort, en fonction du dernier chiffre du numéro de la sécurité sociale « Aujourd’hui, seuls les patients dont le numéro de sécurité sociale se termine par un 7 pourront voir le docteur ». Un chœur de secrétaires emperruquées en orange est là pour rappeler les règles établies, y compris auprès du médecin qui voudrait parfois y déroger, en tenant compte  de la gravité des troubles que présentent les patients. On voit sur la photo ce médecin au bord du burn-out en train d’être réconfortée.

Arriva ce qui devait arriver, un patient récalcitrant se rebelle et en vient à poignarder une des secrétaires (le PC sécurité n’a visiblement pas eu le temps d’intervenir). Manque de chance pour cette secrétaire, son numéro de sécurité sociale se termine par 9… On devine la suite.

Saturation des services de soins hospitaliers et tout particulièrement des urgences, épuisement des soignants, mécontentement des patients pouvant parfois s’exprimer par des comportements violents, organisation bureaucratique et déshumanisation de l’hôpital… la critique est sévère, mais elle est malheureusement le reflet d’une certaine réalité.

Comme j’ai pu le mentionner dans un court propos à l’issue (tragique) de cette pièce, sans en arriver à cette extrémité d’un tirage au sort dans le cadre de nos CMP (Centre médico-psychologique), lesquels sont  quelque peu saturés de demandes, nous sommes nous aussi amenés à faire des choix, à déterminer des priorités avec la part de subjectivité que cela comporte et avec certainement des frustrations que cela peut générer auprès des familles qui se trouvent reléguées dans les derniers rangs de notre liste d’attente…

Je soulignais pour finir les vertus du rire, un excellent vecteur pour faire valoir ses idées, ses critiques… En ces temps de très grandes tensions au plan social il est vivement conseillé d’en faire un usage le plus large possible.

Je vous recommande sur ce thème Le billet de François MOREL du 14/12/2018 : il y préconise l’usage des gaz hilarants pour la répression des manifestations à la place des gaz lacrymogènes. Du rire aux larmes ou des larmes au rire, à vous de choisir.

Etat d’urgence

Urgence choisie
Et si les urgences médicales étaient organisées comme une immense loterie, où la chance déterminerait qui peut être pris en charge ? Un scénario de Sylvain Kodama à la fois inquiétant et plein d’humour, qui sera joué le 14 décembre par les élèves de l’atelier théâtre du collège Clémenceau de Lyon dans les locaux du CHPO.

Le 14 décembre, de 15h00 à 15h40, en salle Médipôle, le CHPO accueille 14 élèves du collège Clémenceau de Lyon pour une représentation théâtrale. « Urgence choisie » est la pièce sélectionnée par les collégiens de 5ème et 4ème, après plusieurs propositions et échanges avec leur professeur.

« Leur seule exigence était le rire » explique Véronique Minday, principale du collège Clémenceau. « La pièce de Sylvain Kodama fut choisie avec beaucoup d’enthousiasme de la part de tous. Les élèves ont mis plus de 4 mois à l’apprendre mais ce fut un réel moment de partage et de plaisir. »

Le pitch : « Et si les urgences médicales étaient organisées comme une immense loterie, où la chance déterminerait qui peut être pris en charge ? Aujourd’hui, le docteur ne peut soigner que les patients dont le numéro de sécurité sociale se termine par un 7 ! Ira-t-on jusqu’au bout de cette logique qui s’en remet au hasard ? ».

Un événement culturel GHND gratuit et ouvert à tout public, agents, patients, visiteurs.

Journée Cinéma et Psychiatrie

Cinéma et Psy 2018
Pour ceux qui ont la chance de pouvoir se libérer, un programme alléchant les 5 et 6 décembre 2018 au Centre hospitalier du Vinatier.

Ciné et Psy 2018 – Programme

« La journée thématique « Bienvenue chez les psy », comme le film qu’il paraphrase, va parler à la fois des gens et des lieux. Les « psy », soignants et soignés, fréquentent les mêmes lieux : certains, et ils sont nombreux, pour le temps d’un soin, d’autres pour leur travail, certains pour accompagner un proche, beaucoup pour se protéger et tenter de se rétablir ; tous pour essayer de maintenir ou de renouer les liens interhumains qui régissent notre existence ».

Pour votre inscription, merci de joindre un chèque à l’ordre du Trésor Public :
-Tarif normal : 30€ pour une journée ou de 50€ pour les deux jours
-Tarif réduit : 10
€ pour une journée ou de 15€ pour les deux jours : familles d’usager, étudiants, chômeurs et re-traités.
Entrée gratuite pour les personnels des CH Le Vinatier, Saint Jean de Dieu et Saint Cyr au Mont d’Or.
Entrée gratuite pour les usagers, inscription auprès de la maison des usagers de chacun de ces trois établissements
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Inscription auprès de julie.guitard@ch-le-vinatier.fr
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(juste pour les amateurs de paraphrases et bien que ce n’ait pas vraiment de rapport, je vous propose « Un indien dans l’asile »)