La nuit, j’écrirai des soleils

C’est le dernier ouvrage de Boris CYRULNIK présenté dans l’émission La Grande librairie.

Vous pouvez aussi le retrouver sur France Inter

« À quoi sert la littérature ? L’écriture était-elle un remède à la perte et à la souffrance ? » Le neuro-psychiatre Boris Cyrulnik publie “La nuit, j’écrirai des soleils” (Odile Jacob) ; il était l’invité de France Inter le 12 avril 2019.

L’auteur fait une fois encore la preuve de son talent de vulgarisateur en alliant littérature, histoire personnelle, expérience clinique, neurosciences et psychanalyse.

Une forte incitation en tout cas à s’appuyer sur l’écriture et son corollaire la lecture dans les propositions faites à nos jeunes patients pour les aider à surmonter les épreuves qu’ils traversent.

Politique et création : qu’apporte une recherche psychanalytique ?

Affiche 25 mai 2019L’Association de la Cause Freudienne propose une rencontre le 25/05/2019 de 9 heures à 13 heures à la Maison des Associations de Grenoble.

« La dimension politique de l’Inconscient est soulignée par Freud, en particulier à partir de son examen du travail de l’artiste.   Une recherche psychanalytique, fondée à chaque fois sur le singulier,   offre une perspective pour  saisir ce qui est en jeu dans l’action de l’artiste sur le lien social.  Loin de l’idéologie et du dogmatisme, la psychanalyse ouvre à la surprise, à l’inédit et à un savoir nouveau sur des enjeux de civilisation ». 

Totem et tabou – saison 2

Thyeste
Thyeste

une tragédie de Sénèque mise en scène par Thomas Jolly

au théâtre des Célestins

 

Freud, on le sait, se référait volontiers  à la tragédie grecque pour illustrer sa théorie psychanalytique : on pense bien évidemment à son fameux « complexe d’œdipe ».

Dans Totem et tabou, il élabore une forme de mythe qui reprend à l’échelle de l’humanité ce thème œdipien. Il imagine qu’à l’aube de l’humanité, il existait une horde primitive dominé par un mâle tout-puissant qui possédait toutes les femmes. Ses fils lui étaient soumis car ils n’étaient pas en mesure de l’affronter individuellement. Un jour, jaloux de ce père primitif, ils se liguèrent ensemble contre lui, ils le tuèrent et ils le mangèrent lors d’un repas totémique.

Par la suite, pour maintenir le lien fraternel qui leur avait permis de se libérer du joug auxquels ils étaient soumis, ils durent renoncer à jouir de toutes les prérogatives du père primitif. Cette limite portée à la jouissance est constitutive du passage d’un état sauvage à un état civilisé ; ce renoncement est au fondement du lien social.

La tragédie de Sénèque repose sur la rivalité entre deux frères, Thyeste et Atrée, qui manifestement n’ont nullement renoncé à leur rêve de toute-puissance : tricherie, adultère, vol, infanticide, cannibalisme… rien ne saurait les arrêter. Ils sont les victimes de l’hubris qui peut se définir dans la culture grecque comme la tentation de démesure ou de folie des hommes qui veulent rivaliser avec les dieux, ce qui les expose aux plus terribles des châtiments.

Faute d’avoir su partager le pouvoir entre frères, ce sont les fils qui dans cette tragédie sont dévorés par leur propre père, ceci à son insu bien évidemment, comme dans toute bonne tragédie qui se respecte, et au terme d’un plan diabolique conçu par leur oncle.

Un jeu d’acteur admirable et une mise en scène très percutante…

Revenir aux fondamentaux

csbjJ’ai le souvenir d’un conseil de service, il y a plusieurs années de cela, au cours duquel le Dr Emmanuel SUCHET avait affirmé la nécessité de « revenir aux fondamentaux ». Il s’agit d’un ancien chef de Pôle de pédopsychiatrie aujourd’hui à la retraite avec qui j’ai eu le plaisir de travailler pendant de très nombreuses années sur le secteur de Villefranche sur Saône. Cela lui avait valu une remarque de la part d’un des éducateurs du service sur un mode humoristique et non sans quelque pertinence comme quoi quand un coach sportif use de cette formule, c’est suite à une contre-performance de son équipe : « On dit cela quand on a perdu… ».

Y a-t-il véritablement nécessité encore aujourd’hui de « revenir aux fondamentaux » ? Et si oui, est-ce du fait d’une « contre-performance » des équipes soignantes des services de pédopsychiatrie ?

Il convient sans doute de dire les choses autrement, mais il est vrai que la psychanalyse qui a constitué une référence quasi exclusive pour notre discipline pendant des décennies se voit quelque peu déconsidérée de nos jours ou tout au moins concurrencée par d’autres modèles théoriques, d’autres types d’approche…

Voici ce que j’écrivais il y a presque dix ans de cela : il s’agit d’une communication intitulée « Freud au pays des neurosciences » qui a été présentée aux journées de la SFPEADA (Société Française de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent et Disciplines Associées) les 5 et 6 juin 2009 à Lille.

freud au pays des neurosciences

« Des tensions toujours plus fortes sont perceptibles dans notre discipline, entre des modèles théoriques opposés, débouchant sur des pratiques divergentes. Dans ce contexte, ma trajectoire professionnelle m’a conduit à exercer dans différents secteurs de pédopsychiatrie, lesquels ne partageaient pas les mêmes références théoriques, loin s’en faut… Dans ces querelles, l’autisme a constitué et constitue encore un champ de bataille emblématique… de nature optimiste, j’avais mis initialement cette phrase au passé, mais de violentes et récentes polémiques sur le sujet dont vous avez certainement eu quelque écho m’ont conduit à apporter une correction en redoublant le verbe au présent de l’indicatif…

J’ai donc souhaité amorcer une réflexion sur ces différentes approches, à la fois pour me situer personnellement, sans rien renier de mes expériences professionnelles, anciennes et actuelles, mais aussi en pensant aux équipes avec lesquelles je travaille au quotidien et qui semblent bien souvent en proie à un certain désarroi face à une sensible désaffection du public pour des approches psychodynamiques classiques et à l’inverse un engouement pour des techniques nouvelles issues d’approches cognitives ou neuropsychologiques, face aussi à des critiques quelques fois caricaturales… »

Cela reste d’actualité me semble-t-il… et comme quoi, j’ai de la suite dans les idées !

Dolto en 2018

Françoise DOLTO : si pour vous, cette dame est la grand-mère de la psychiatrie de l’enfant, si c’est l’avènement de « l’enfant roi » ou si Françoise Dolto c’est pour vous un modèle d’éducation, écoutez l’émission de France Inter »Que reste-t-il de Françoise Dolto en 2018 ? ».

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-05-decembre-2018?xtmc=dolot&xtnp=1&xtcr=2

838_852346364-594x594_1

Du regard à l’écoute

max-halberstadt-portrait-de-sigmund-freud-12-02-1932-copylondres-freud-museumA l’occasion du vingtième anniversaire du MAHJ, le musée d’art et d’histoire du judaïsme, une exposition sur Sigmund FREUD, à Paris du 10/10/2018 au 10/02/2019 : « Du regard à l’écoute ».

communique-de-presse

dossier-de-presse

Une bonne occasion de se replonger sur le parcours de celui qui, avec la découverte de l’inconscient et l’invention de la psychanalyse, a marqué durablement la conception que nous pouvons avoir de notre vie psychique et de ce qui la détermine.

Les défis de la science

Lionel NACCACHEUne peu de publicité pour une nouvelle collection proposée par le journal Le Monde.

Les neurosciences constituent un domaine du savoir très « tendance » si l’on en croit le nombre de livres de vulgarisation sur le sujet et il ne faut sûrement pas sous-estimer dans cette profusion un effet de mode. Pour autant, les découvertes scientifiques dans cette discipline sont assez extraordinaires et elles méritent que l’on s’y intéresse. Dans la mesure où le grand public a largement accès à ces données scientifiques, il me paraît difficile, en tant que professionnel du psychisme de faire l’impasse.

J’ajouterai que la confrontation du domaine des neurosciences avec celui plus ancien de la psychanalyse peut être riche d’enseignements. De nombreux auteurs se sont penchés sur cette question.

Je vous propose ma modeste contribution sur ce sujet, une communication aux Journées SFPEADA du Lille en 2009, il y a presque dix ans de cela ! que le temps passe…

Freud au pays des neurosciences

– – –

« Le Monde présente « Les Défis de la Science », une collection pour partir à la découverte de la science qui définira notre futur.

Ces dernières années, la science a connu une révolution sans précédent. Les progrès scientifiques n’ont cessé de repousser les limites de la connaissance. D’importantes avancées technologiques et une appréhension transdisciplinaire inédite des grands défis scientifiques ont donné une nouvelle impulsion à la recherche. Répondant à des questions fondamentales sur le fonctionnement de notre cerveau ou le décryptage de notre génome, les découvertes réalisées ont déjà des répercussions significatives sur nos vies.
Mais la grande aventure de la science est sans fin, et de nouvelles interrogations surgissent chaque jour, qui sont autant de nouvelles voies d’exploration scientifique.

La collection « Les Défis de la Science » emmène le lecteur à la découverte des avancées scientifiques les plus récentes. Accessible et passionnante, cette œuvre enrichie de graphiques et de nombreuses illustrations, est destinée à un large public.
Elle apporte un éclairage nouveau sur les découvertes passées pour mieux anticiper la science de demain.

Plongez dans les avancées scientifiques qui bouleversent notre conception de l’être humain ! »

Les défis de la science